Evénement

Chantier participatif et visite à Pourgues

N°1 : Premier chantier collectif et notre visite à Pourgues

Terr’Azïl sort de sa coquille! Voilà plus de 7 mois que nous apprenons à nous découvrir, que nous créons et testons notre fonctionnement et notre gouvernance, que nous éprouvons le vivre-ensemble; nous sommes fin prêt·es à nous dévoiler au monde afin de partager ce qui nous anime.

Et nous voilà à organiser notre premier chantier collectif: l’installation d’une yourte! De nombreuses paires de bras amis ont répondu à notre appel du 30 Juin pour venir tenir perches et treillis.

Une véritable fourmilière prend vie sur notre lieu de vie actuel. Plus d’une trentaine de personnes de tous âges s’activent (36 exactement!), chacun·e vaquant à son occupation: jeux, montage de la yourte, cuisine, installation de la toile d’ombrage (qui est une voile de bateau), photos, organisation, occupent tout ce “petit” monde. Ca papote, ça rit, ça réfléchit, ça découpe, ça babille, ça court, l’ambiance est joyeuse et vivante. Heureusement, la canicule qui sévissait les jours précédents commence à baisser, et la chaleur est supportable, encore plus avec l’installation d’une “piscine-pédiluve”.

Au moment du repas, petite pause bien appréciée, les conversations se poursuivent et petit à petit les questions s’orientent vers notre projet : l’écolieu Terr’Azïl. Le dessert avalé, il est temps pour nous de faire notre première présentation publique.

Nous prenons une grande respiration pour faire disparaître, tout du moins atténuer le trac qui s’empare de nous et c’est parti : Noémie, Jade, Greg et Blaise s’alternent pour expliquer ce qu’est Terr’Azïl, ses fondamentaux,et le coeur du projet, ce qui nous relie. Avec aisance, enthousiasme et complétude nous partageons notre rêve et les gens posent des questions, animé·es par la curiosité et l’envie d’en savoir plus. Nous échangeons tous ensemble nos envies, nos expériences, et nos ami·es présent·es nous expriment leur soutien. Nous ressentons de la reconnaissance.  L’après-midi se termine par une chasse au trésor ponctuée de jeux coopératifs. Et petit à petit, l’agitation diminue un peu plus à chaque départ. Il ne reste plus que nous et un invité et nous savourons le calme plein·es de gratitude pour les humain·es présent·es aujourd’hui en observant le soleil disparaître derrière la montagne.

Nous sommes gonflé·es de l’énergie bienveillante offerte par notre entourage et de la certitude qu’ensemble nous sommes entier·es. Cette première ouverture vers l’extérieur nous a galvanisé.

 

Une partie de nous même est désormais un membre de la tribu Terr’Azïl et nous en avons révélé l’existence aux autres, et c’est dans cette état d’esprit que nous nous rendons chez nos amis de Pourgues pour leur guinguette estivale. L’animation de ces temps festifs bourdonne à nos oreilles et nous retrouvons des ami·es avec qui nous partageons le plaisir de se revoir

Tandis que nous discutons, les gens nous questionnent sur notre actualité, qui se porte de fait vers notre habitat groupé. Ami·es et connaissances échangent avec nous avec volubilité et des oreilles curieuses qui trainent par là nous rejoignent, nous retrouvant malgré nous à refaire une présentation. Nous savions qu’en venant ici, nous serions entouré·es de personnes animées par une envie d’autre chose, au milieu de ce lieu de vie inspirant et ces discussions nous le confirment La journée passe entre échanges, visionnage du film de nos hôtes, spectacles et gourmandises dégustées. Le jour décline lorsque nous remontons en voiture, avec quelques heures de retard sur nos prévisions. Le début du trajet est animé par le partage de nos ressentis, curieux mélange d’excitation, de bonne fatigue et d’incroyable et au fur et à mesure où l’obscurité gagne l’habitacle, les respirations lentes du sommeil remplacent les mots. La conductrice termine le voyage retour dans le calme de la nuit, un sentiment de sérénité et d’accomplissement dans la poitrine. L’arrivée chez nous se fait paisiblement et chacun·e rejoint ses pénates pour la plupart, dans les bras d’un·e plus grand·e pour poursuivre sa nuit et ses rêves…d’habitat groupé!

 

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